La légende veut que le golfe du Morbihan soit né des pleurs des fées. Chassées des forêts de Brocéliandre, elles auraient suscité cet océan de larmes avant d'y jeter leurs couronnes, devenues des îles. La beauté des lieux n'en est que plus magique.
L'étroit goulet, d'un petit kilomètre de large qui assure les échanges du golfe avec l'océan Atlantique provoque de très forts courants. C'est ainsi que le golfe, prodigieusement ramassé sur lui-même reçoit 400 millions de mètres cubes d'eau salée à chaque marée. Un brassage colossal qui fait exploser la vie sous-marine. Deux bassins en dessinent les contours ; l'un au nord à l'aspect lagunaire alanguit les eaux en vasières où se refugient oiseaux migrateurs ; l'autre au sud est bordé de côtes rocheuses.
Des liaisons en vedettes maritimes desservent les lieux les plus visités, et proposent des promenades circulaires pour les découvrir : île aux Moines, île d'Arz, et, plus loin, les falaises granitiques de l'île d'Houat.
Parcs à huîtres, salines, jardins à l'anglaise et petits hameaux de Crouesty à Arzon permettent de découvrir le charme de la tradition, ces maisons de capitaine et de pêcheurs aux volets multicolores échos de ces flottilles de trois-mâts, de bricks et de goélettes armées pour l'aventure et les exploits. Dans l'ombre des fées.








